Femme ouvrant une fenêtre du salon en automne pour aérer sa maison, avec un détecteur de CO2 sur le rebord
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Aérer en automne : de l’air frais sans faire fuir la chaleur

À titre informatif, pas un avis médical.

TLDR

  • Selon le SPF Santé publique, nous passons plus de 85 % de notre temps à l’intérieur. À l’automne, les fenêtres se ferment, et l’humidité, le CO2 et les odeurs s’accumulent.
  • Le SPF conseille d’aérer deux fois un quart d’heure par jour, et de garder le CO2 dans les pièces très utilisées sous 900 ppm.
  • Trop d’humidité favorise les moisissures. L’Organisation mondiale de la santé associe l’humidité et les moisissures à la maison à davantage de plaintes respiratoires.
  • Un purificateur d’air est un complément, pas un remplacement : il ne fait pas baisser le CO2.

L’hiver dernier, j’ai acheté un simple détecteur de CO2, surtout par curiosité. Le premier soir, il était dans la chambre. À six heures du matin, porte fermée, fenêtre fermée, il affichait une valeur à laquelle je ne m’attendais pas. Ces chiffres ne m’ont pas rendu malade, mais ils expliquaient pourquoi je me levais parfois avec la tête lourde.

Maintenant que le chauffage se remet en route et que la grippe et le covid circulent à nouveau, c’était le bon moment pour comprendre ce qu’est vraiment un bon air intérieur.

Pourquoi l’automne complique les choses

En été, portes et fenêtres sont souvent ouvertes. En octobre, on ferme tout pour garder la chaleur. Pendant ce temps, on continue à cuisiner, à se doucher, à faire sécher le linge et à respirer. Tout cela met de l’humidité, du CO2 et d’autres substances dans l’air, qui ne peuvent aller nulle part.

Le SPF Santé publique considère le CO2 comme un bon indicateur du renouvellement de l’air. Une valeur élevée signifie qu’il n’entre pas assez d’air frais, et que d’autres substances et des microgouttelettes issues de la respiration peuvent aussi s’accumuler.

Quels chiffres sont de bons repères ?

  • CO2 : le SPF conseille de rester sous 900 ppm. L’arrêté flamand sur l’environnement intérieur retient une valeur indicative de moins de 500 ppm au-dessus de l’air extérieur, ce qui revient en pratique aussi à environ 900 ppm.
  • Humidité : ce même arrêté donne pour l’hiver une humidité relative entre 40 et 60 % comme valeur indicative.

Nuance : un détecteur de CO2 ne mesure ni les particules fines, ni le radon, ni les spores de moisissures. Il vous dit seulement si vous renouvelez assez l’air. Le radon, c’est une autre histoire, j’en parle dans mesurer le radon chez soi.

Ce que je fais autrement maintenant

Aérer court et fort. Le matin et le soir, j’ouvre pendant un quart d’heure deux fenêtres situées sur des côtés opposés. L’air traverse ainsi rapidement, sans que les murs et les meubles refroidissent. Une fenêtre entrouverte toute la journée coûte plus de chaleur et renouvelle moins l’air.

Évacuer l’humidité là où elle se forme. La hotte allumée en cuisinant, de préférence une hotte qui évacue vers l’extérieur. Après la douche, porte de la salle de bain fermée et fenêtre ou ventilateur en marche. Je fais sécher le linge autant que possible dans une pièce que je peux bien aérer.

Grilles ouvertes, ventilation entretenue. Chez nous, les grilles de ventilation au-dessus des fenêtres restent souvent fermées en hiver « à cause des courants d’air ». Elles sont maintenant rouvertes. Si vous avez une ventilation mécanique, remplacer les filtres à temps aide.

Ne pas oublier la chambre. On y passe huit heures porte fermée. Une fenêtre entrouverte ou la porte ouverte fait souvent déjà la différence. Une chambre fraîche aide aussi à mieux dormir, voir garder sa chambre fraîche.

Aérer davantage pendant et après les travaux. La peinture, la colle et le ponçage mettent beaucoup de choses dans l’air. Vous vous attaquez à d’anciens matériaux ? Lisez d’abord mon article sur l’amiante à la maison.

Quand il faut y prêter plus d’attention

Vous voyez des taches noires dans les coins, ça sent le moisi ou il y a souvent de la condensation sur les vitres ? Il y a alors probablement un excès d’humidité structurel. Aérer seul ne suffit pas à le résoudre. Les personnes asthmatiques, ou qui vivent avec de jeunes enfants ou des personnes âgées, ont aussi intérêt à prendre cela au sérieux.

Recommandations

  • Deux fois par jour, un quart d’heure d’aération transversale.
  • L’humidité évacuée à la source : hotte, salle de bain, linge.
  • Grilles de ventilation ouvertes et systèmes entretenus.
  • Un détecteur de CO2 dans le séjour ou la chambre est un moyen bon marché de vérifier la réalité.
  • Un purificateur d’air, tout au plus en complément.

Cet article est informatif et ne constitue pas un avis médical. Si vous avez des plaintes respiratoires que vous associez à votre logement, parlez-en à votre médecin généraliste.

Sources (sélection)

  • SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement. Impact de la qualité de l’air intérieur sur votre santé. health.belgium.be.
  • Departement Zorg (gouvernement flamand). Bewaak de focus op luchtkwaliteit tijdens het gebouwontwerp (valeurs indicatives de l’arrêté sur l’environnement intérieur). departementzorg.be.
  • WHO Regional Office for Europe (2009). WHO guidelines for indoor air quality: dampness and mould. Copenhague : OMS.

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