Le contact social au quotidien : de petites habitudes qui comptent
Information générale, pas un avis médical. Si vous vous sentez seul ou déprimé depuis longtemps, parlez-en à votre médecin traitant ; en Belgique francophone, Télé-Accueil répond aussi de façon anonyme au 107.
Le contact social n’est pas un détail pour votre santé. Cet article explique ce que dit la recherche sur la solitude et les liens sociaux, et comment intégrer plus de contacts dans votre semaine avec de petites habitudes fixes, sans grands projets.
Ce que dit l’OMS sur la solitude
En 2025, la Commission de l’OMS sur le lien social a publié un rapport mondial. Selon ce rapport, 1 personne sur 6 dans le monde souffre de solitude, et la solitude est associée à plus de 871 000 décès par an selon les estimations. La commission conclut que des liens sociaux forts peuvent mener à une meilleure santé et à une vie plus longue. La solitude, c’est le sentiment d’avoir moins de contacts qu’on le voudrait ; l’isolement social, c’est le fait d’avoir effectivement peu de contacts. On peut se sentir seul entouré de monde, et vivre seul sans se sentir seul.
Ce qu’une grande méta-analyse a trouvé sur le contact social
Une méta-analyse de Holt-Lunstad et ses collègues (2010) a regroupé 148 études qui ont suivi les participants en moyenne sept ans et demi. Les personnes ayant des liens sociaux plus forts avaient, sur cette période, 50 % de chances en plus d’être encore en vie que celles aux liens plus faibles. Il s’agit d’études observationnelles : elles montrent un lien, pas la preuve que le contact à lui seul fait la différence. Les personnes en bonne santé sortent aussi plus facilement. Beaucoup d’études vont pourtant dans le même sens. L’article sur les contacts sociaux pour bien vieillir montre leur rôle avec l’âge.
De petites habitudes que vous gardez
Les grandes résolutions, comme organiser quelque chose de nouveau chaque semaine, tiennent rarement longtemps. Un rendez-vous fixe fonctionne généralement mieux, car vous n’avez pas à y repenser à chaque fois. Pensez à une promenade hebdomadaire avec un voisin ou un ami, un appel fixe le dimanche soir avec un proche ou un café après l’entraînement avec le même groupe. Un club local, une chorale ou du bénévolat apportent aussi des contacts réguliers sans que vous deviez tout organiser.
Le contact et le mouvement vont en outre bien ensemble. Marcher à deux apporte à la fois conversation et lumière du jour, comme l’explique l’article sur bouger dehors en automne et en hiver. Une longue marche le week-end avec quelqu’un devient plus vite une habitude, comme dans l’article sur la longue marche du week-end.
Parfois, un réseau familier disparaît, par exemple après un déménagement, au moment de la pension ou après la perte d’un partenaire. Il aide alors de chercher consciemment de nouveaux moments fixes. Beaucoup de communes, de CPAS, les centres publics d’action sociale, et d’associations de quartier organisent des activités comme des promenades, des cours de cuisine ou des groupes de parole. Un club de sport ou une association près de chez vous peut aussi être un premier pas. Au début, c’est souvent un peu gênant, mais en revenant quelques fois, vous devenez plus vite un visage familier.
La qualité compte plus que le nombre de contacts. Quelques personnes sur qui vous pouvez vraiment compter pèsent plus qu’un grand cercle de connaissances. Commencez petit : choisissez un moment fixe par semaine et construisez à partir de là.
Sources
- World Health Organization. Social connection linked to improved health and reduced risk of early death. Communiqué de presse accompagnant le rapport van de WHO Commission on Social Connection. 2025.
- Holt-Lunstad J, Smith TB, Layton JB. Social relationships and mortality risk: a meta-analytic review. PLoS Medicine. 2010;7(7):e1000316.







