Démographe et professeur émérite à la School of Public Health de l’University of Illinois Chicago, spécialiste de biodémographie et des limites de l’espérance de vie.
Cofondateur et directeur scientifique de Lapetus Solutions, une entreprise qui estime l’espérance de vie pour les assureurs.
Défend depuis les années 1990 que l’espérance de vie ne peut pas augmenter indéfiniment ; en 2024, il a publié dans Nature Aging que les gains ralentissent nettement dans les pays riches et qu’un allongement radical de la vie est improbable au cours de ce siècle.
Plaide en même temps pour la géroscience : ralentir le vieillissement lui-même, pour gagner des années en bonne santé plutôt que simplement des années de vie.
Connu pour son pari avec le biologiste Steven Austad (2000) sur la possibilité qu’un humain atteigne 150 ans.
Ses analyses montrent que les grands gains d’espérance de vie du siècle dernier venaient de la baisse de la mortalité infantile et d’un meilleur traitement des infections et des maladies cardiaques — des gains difficiles à reproduire.
À retenir : n’attendez pas d’allongement spectaculaire de la vie, mais misez sur ce qui apporte des années en bonne santé — activité physique, alimentation, sommeil et liens sociaux.