Tim Nawrot est professeur ordinaire à l’Université de Hasselt, où il dirige le groupe Environmental Molecular Epidemiology au sein du Centre des sciences de l’environnement.
Il étudie comment la pollution de l’air et d’autres facteurs environnementaux influencent notre santé, dès avant la naissance. Il dirige pour cela la cohorte de naissance ENVIRONAGE, qui suit des mères et des bébés de l’hôpital Oost-Limburg à Genk.
Dans une étude portant sur 641 nouveau-nés, son équipe a constaté que les bébés dont la mère avait été plus exposée aux particules fines (PM2,5) pendant la grossesse avaient des télomères plus courts. Les télomères sont les extrémités protectrices des chromosomes et servent de marqueur du vieillissement biologique.
En 2019, son groupe a montré dans Nature Communications que des particules de suie (black carbon) atteignent le côté fœtal du placenta. Une étude ultérieure dans The Lancet Planetary Health en a aussi trouvé dans le sang de cordon et dans des organes fœtaux.
Ses travaux font de la qualité de l’air une question de vieillissement en bonne santé, dès le tout début de la vie.
Pour la longévité, c’est important, car la longueur des télomères à la naissance détermine en partie la réserve avec laquelle on commence sa vie.
À retenir : pour marcher, courir ou rouler à vélo, choisissez quand c’est possible un itinéraire loin des axes très fréquentés ; l’exposition à la suie y est plus faible.