Flacon de gélules sur un rebord de fenêtre devant un paysage enneigé, pour illustrer la vitamine D en hiver

La vitamine D en hiver : quand la mesurer, quand corriger ?

Information générale, pas un avis médical. Si vous prenez des médicaments, avez une maladie rénale ou hésitez sur un complément, parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pharmacien.

La vitamine D en hiver revient chaque année, parce que votre peau la fabrique surtout sous l’effet du soleil. Cet article explique pourquoi cela ne fonctionne presque plus pendant l’hiver belge, ce que mesure une prise de sang et quelles limites appliquent les experts européens.

Pourquoi le soleil ne suffit pas pour la vitamine D en hiver

La peau produit de la vitamine D grâce aux UVB, la partie du rayonnement solaire qui provoque aussi les coups de soleil. Plus le soleil est bas, moins ce rayonnement atteint le sol. Une étude classique de Webb et ses collègues (1988) l’a mesuré : à Boston, la peau ne formait pas de vitamine D de novembre à février, et à Edmonton, au Canada, un peu plus au nord que la Belgique, pas d’octobre à mars. Pendant ces mois, vous dépendez donc de vos réserves de l’été et de votre alimentation.

Sortir en hiver garde tout son intérêt. La lumière du jour et le mouvement ont leurs propres bienfaits, comme l’explique l’article sur le nombre de pas utile par jour, mais pour la vitamine D, une promenade hivernale apporte peu.

Ce que mesure une prise de sang

Le médecin mesure votre statut en vitamine D par le taux de 25-hydroxyvitamine D dans le sang, la forme sous laquelle elle circule dans l’organisme. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) retient 50 nanomoles par litre comme objectif pour la plupart des gens. Une mesure a surtout du sens si le résultat change quelque chose, par exemple si vous sortez peu, si votre peau est toujours couverte ou si vous avez déjà une maladie qui fragilise les os. La prise de sang se demande à votre médecin traitant, qui en discute ensuite le résultat avec vous. Deviner un manque au ressenti ne marche pas : la fatigue en hiver a bien des causes possibles.

De combien de vitamine D avez-vous besoin ?

Dans son avis de 2016, l’EFSA fixe un apport adéquat de 15 microgrammes par jour pour les adultes, y compris les personnes âgées. Ce chiffre suppose une production cutanée faible ou nulle, exactement la situation hivernale. Les étiquettes indiquent parfois la vitamine D en unités internationales (UI) : 15 microgrammes correspondent à 600 UI.

Avec l’alimentation courante, cette quantité est difficile à atteindre. Les poissons gras comme le saumon, le hareng et le maquereau, les œufs et les produits enrichis en vitamine D y contribuent, mais rarement assez pour tout l’hiver. C’est pourquoi beaucoup de gens optent pour un complément pendant la saison sombre. L’article sur la vitamine D en automne détaille le rôle du soleil, de l’alimentation et des compléments.

Plus n’est pas mieux

La vitamine D s’accumule dans l’organisme, et un excès peut faire monter le taux de calcium dans le sang. En 2023, l’EFSA a fixé la limite supérieure de sécurité pour les adultes à 100 microgrammes par jour, toutes sources confondues. Si vous prenez un complément, comptez aussi ce que contiennent les multivitamines ou les produits enrichis, et ne choisissez pas de fortes doses de votre propre initiative. En cas de carence avérée, votre médecin fixe la dose et la durée, et une nouvelle mesure montre si cela a fonctionné.

Sources

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